Thursday, October 10, 2013

Nouveaux gTLDs: les RINDD, dossiers .WINE & .VIN (en Français)

J'étais aux RINDD ce matin, une conférence sur les noms de domaine et les nouveaux gTLDs, à ne pas manquer à mon sens. Il est dommage que ce ne soit qu'une fois par an.
RINDD veut dire: "Rencontres Internationales des Noms De Domaine", un équivalent du très couru "gTLD Strategy Congress" mais en France et...en Français.

Alors qu'il n'existe plus vraiment de "Registrar Corporate" en France qui sache répondre, en Français, à des clients très haut de gamme mais aussi à des clients de type TPE et "grand public", il semble que Mailclub soit en train de se faire un nom car certains détails ne mentaient pas ce matin: Mailclub à déjà un certain nombres de candidatures "nouvelles extensions" à son actif, la salle était comble avec plus de 150 personnes présentes au Rendez-vous, des intervenants de très gros calibre avaient fait le déplacement, l'ICANN, le GAC et le déjà très célèbre Bart Lieben étaient là, des représentants de candidatures de type "marque" mais aussi "génériques" et "communautaires" intervenaient et écoutaient. J'ai même noté la présence d'un bureau d'enregistrement accrédité concurrent :-)

Questions sur le .VIN
Le .VIN, est un débat qui a occupé plus de place que prévu, au grand malheur de son modérateur Frédéric Guillemaut, membre de l'Afnic et Directeur Associé de Mailclub ("Timing oblige"). Alors que l'ICANN était là, en la présence de Andrea Beccalli (Stakeholder Engagement Manager) ainsi que le représentant Français du GAC, le débat ne pouvait que s'installer naturellement sur la question des deux dossiers .WINE et .VIN. J'y ai appris, qu'à ce jour, et alors que le Board de l'ICANN vient de déléguer au mois de Novembre sa décision sur le suivi des deux candidatures, qu'aucun candidat n'a fait de proposition.

J'ai pu, par la suite, discuter une dizaine de minutes avec Andrea de l'ICANN et notre représentant Français du GAC. Un échange bref mais intéressant et qui a confirmé deux de mes craintes: j'ai bien peur que l'on n'y croit plus vraiment à ces deux candidatures - et la lecture de ce type de ce document n'arrange pas les choses - mais pire encore, si aucune solution n'a été mise en avant de la part des candidats, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de solution, mais parce que l'on n'échange pas assez. C'est le procédé qui fait barrage, pas la volonté de trouver des solutions. Et bien que je ne peux pas tout dire sur ces dossiers, soyez assuré que c'est une question que je suis de près.

Les porteurs de projets: un débat "vrai"
J'ai été particulièrement intéressé par le débat ouvert avec les porteurs de projets du .BIO, du .MED, du .BZH, du .BNPPARIBAS et du .PARIS.

Le représentant du .BIO, Godefroy Jordan, m'a impressionné par sa vision moderne de l'avenir des nouveaux gTLDs: un visionnaire pur et dur qui nous a presque donné la leçon. Chiffres à l'appui et plein d'idées, celui-ci n'a pas hésité - micro en main - à moucher le représentant d'une grande marque en lui expliquant les raisons pour lesquelles il n'était pas d'accord avec lui sur la question du succès du programme des nouveaux gTLDs. En effet, les nouveaux gTLDs sont une opportunité de se débarrasser de noms de domaine insignifiants et inutiles pour faire des choix de nouveaux noms de domaine, mais en quantités inférieures, qui correspondent à une activité. A la question: "que faire si, finalement, les nouveaux gTLDs ne font pas l'effet escompté et que les titulaires de noms de domaine se contente d'en sécuriser certains pour en faire des redirections vers leur .COM?", la réponse tombe aussi sous mon sens et voici une réponse équivalente à celle de Godefroy: c'est une occasion de faire le ménage et de se débarrasser des inutiles .INFO et .MOBI que l'on a sécurisé "au cas où".

J'ai aussi écouté attentivement Raphaëlle Laubie, du .MED pour les professionnels de la santé, dont la conviction m'a surpris. Les candidats au .MED ne sont pas des nouveaux venus dans le monde des extensions Internet, leur candidature Communautaire bénéficie de très nombreux supports mais aussi d'un réseau impressionnant de sites Internet qui leur appartiennent et de millions de membres qui adhèrent déjà à la communauté de la médecine: des patients qui ont besoin d'un espace de confiance sur Internet, et non d'un Far-West tel que celui proposé par le .COM.

Le représentant du .PARIS nous a "vendu sa sauce". J'avais moi même tenté de décrypter leur formulaire pour devenir "Pionnier" du .PARIS mais j'ai bien noté qu'il n'a pas souhaité annoncer le coût du ticket d'entrée à l'audience de ce matin. A 50 000 € minimum, je trouve très regrettable que la ville donne le privilège d'être l'un des premiers utilisateurs de ces noms de domaine à un prix aussi prohibitif. Que l'on ne me dise plus que la ville ne veut pas gagner de l'argent avec le .PARIS car si la mairie trouve ses 100 candidats, cela représente un minimum de 5 millions d'Euros. Qu'il soit dit que ce coût exorbitant permet à la ville de rentrer dans ses frais est un discours que je comprends, l'autre bla-bla pour vendre un programme Pionnier est un discours pompeux qui me fait sourire.
Je reçois aussi très bien le discours du tarif élevé des nouveaux noms de domaine et je le valide car de nouveaux .COM et .NET sont précisément ce à quoi il faut éviter d'aboutir. Un prix légèrement plus élevé qu'un .COM permet de crédibiliser une extension.

J'aime beaucoup le .BZH (Bretagne) qui s'est basé sur le modèle du .CAT (Catalogne) et alors que je n'y croyais pas du tout jusqu'en 2011, mais alors pas-du-tout, j'adore depuis cette petite extension très représentative et qui concerne une population très localisée. Le discours de l'intervenant était riche de sens et je pense que l'on peut s'attendre à une extension qui devrait surprendre car si l'on fait le calcul: on parle aussi du .BZH depuis très longtemps et il n'y a pas meilleure communication pour une nouvelle extension...regardez le .VIN ;-)

J'ai écouté le .BNPPARIBAS d'un oeil. Il s'agit d'une marque mais aussi d'une banque dont le discours était orienté sur le bénéfice aux clients et la sécurité. Je connais bien ces arguments: je les écrivais en 2009 pour d'anciens clients.

Présentation des RINDD: http://www.mailclub.fr/domaines/rindd/

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